
Qu'est-ce que les prothèses de mollets ?
Que corrigent les prothèses de mollets ?
Dans quels cas peut-on avoir recours aux prothèses de mollets en chirurgie esthétique ?
Une prise en charge est-elle possible ?
Quel est le type d'anesthésie ?
Que se passe-t-il AVANT L'INTERVENTION ?
Les implants de mollets permettent d'augmenter le galbe des mollets trop fins. L'utilisation des prothèses à visée esthétique a été possible après la maîtrise de la technique dans son but initial de chirurgie réparatrice. En effet, les prothèses ont été initialement mises au point pour recréer le galbe du mollet en cas d'atrophie musculaire suite à des maladies sévères (poliomyélite, pied-bot...).
Ces prothèses sont faites en gel de silicone cohésif. La présence d'un implant en silicone n'entraîne pas la survenue du cancer ni de maladies rhumatismales.
Elles recréent le galbe des muscles jumeaux. Il peut s'agir du muscle jumeau interne, externe ou des deux. Dans les cas où 2 prothèses sont nécessaires, nous les mettons à 3 mois d'intervalle afin de permettre à la peau et aux gaines musculaires sous lesquelles sont placées les prothèse de se détendre.
Elles corrigent donc la partie haute de la face postérieure de la jambe, et n'augmente jamais la taille de la cheville.
L'utilisation de ces prothèses à visée esthétique est destinée aux patients estimant avoir un mollet trop fin. La prothèse vient alors recréer le galbe des muscles jumeaux.
L'utilisation de cette technique doit toujours être mise en balance avec le lipofilling (réinjection de la graisse du patient pour recréer le galbe du mollet), afin d'éviter si possible la pose de ce corps étranger. Cependant, chez les patients minces, sans réserve de graisse, la seule technique utilisable est la pose de prothèse de mollets.
Cela est un risque. Pour l'éviter, nous positionnons les prothèses en profondeur derrière la gaine des muscles jumeaux, et non sous la peau. En positionnant la prothèse plus en profondeur, nous pouvons en adoucir les contours, ce qui est visuellement naturel.
Il est préférable de ne recréer que le galbe du jumeau interne pour avoir un résultat plus naturel. Cependant, chaque cas est différent.
De plus, cette position réduit également le risque d'infection de la prothèse, notamment en cas de trouble de cicatrisation.
Il n'y a qu'une cicatrice d'environ 5 cm. Elle est située derrière le genou, dans le pli horizontal (creux poplité).
IOui, en cas de chirurgie réparatirce dans le cas d'atrophie sévère des muscles jumeaux : polyomyélite, pied-bot, maladie de Charcot...
En dehors de ces cas précis, l'indication est toujours esthétique, et dans ce cas l'intervention ne peut être prise en charge ni par la sécurité sociale ni par votre mutuelle.
Liste des actes pris en charge par la sécurité sociale
L'intervention se déroule sous anesthésie générale ou sous rachi-anesthésie (anesthésie des deux membres inférieurs).
• 2 consultations de chirurgie plastique espacées de minimum 15 jours sont obligatoires, au cours desquelles sont toujours réalisées des photographies médicales.
• Prescription de bas de contention.
• Prévoyez une période d'indisponibilité professionnelle après l’intervention de 7 à 21 jours selon la profession, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit si l'intervention n'est pas prise en charge par la sécurité sociale.
•La douleur est modérée et calmée, lorsqu’elle existe, par des antalgiques simples. La sortie est autorisée le jour même ou le lendemain. Une sensation de tension au niveau du mollet est fréquente pendant quelques jours.
Un œdème de la cheville peut persister pendant 7 à 15 jours..
Il existe par contre une gêne à la marche surtout gênante la première semaine et qui disparaît ensuite progressivement sur trois semaines environ.
Les fils sont retirés à quinze jours.
Les bas de contention doivent être portés jour et nuit pendant un mois et demi.
Le travail peut être repris entre 7 à 21 jours selon la profession.
Le sport est repris à 3 mois.
Le résultat défintif s'apprécie entre 3 et 6 mois. Des consultations de contrôle sont prévues pendant plusieurs années pour srurveiller la tolérance des prothèses.
Les complications des prothèses de mollets sont heureusement très rares. Les patients sont dans l'immense majorité des cas très satisfaits du résultat obtenu. Cependant les complications sont non prévisibles, et peuvent survenir même lorsque le chirurgien présente l'ensemble des compétences requises à l'exercice de la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.
COMPLICATIONS GENERALES
Les risques liés à l’anesthésie,les hématomes, les infections du site opératoire. Le risque majeur est la complication thrombo-embolique (phlébite, embolie pulmonaire).
COMPLICATIONS SPECIFIQUES AUX PROTHESES DE MOLLETS:
en savoir + sur le lipofilling
Le but de cette technique est de réinjecter la graisse du patient pour combler le défaut de galbe du mollet. Il s'agit donc d'une véritable auto-greffe de cellules graisseuses par réinjection de la graisse prélevée sur le patient lui-même.
L'intérêt principal de cet technique est que le gonflement du mollet est réalisé par le propre tissu du patient. En clair, les risques de coque, de visibilité de la prothèse...sont absents. Autre avantage important sur les prothèses, la consistance toujours très souple à la palpation, et une réduction très significative des risques d'hématome et d'infection...
Les seules contraintes du lipofilling des mollets est la nécessité d'une bonne réserve graisseuse chez le patient pour avoir suffisamment de greffons graisseux à réinjecter, et le plus souvent la nécessité de 2 ou 3 séances de lipofilling espacées de 3 mois, d' autant que 30% de la graisse injectée peut se résorber.
Lorsque le patient refuse les interventions répétées, ou ne dispose pas d'une réserve de graisse suffisante pour combler le galbe du mollet; l'indication de prothèse de mollets est tout à fait justifée.
Quelles sont les causes de gros mollets ?
Quels patients peuvent bénéficier d'une lipoaspiration des mollets ?
Existe-til des spécificités dans la lipoaspiration localisée aux mollets ?
Comment se déroule l'intervention de liposuccion (lipoaspiration) ?
Une prise en charge est-elle possible ?
Que se passe-t-il AVANT L'INTERVENTION ?
Quelles sont les suites opératoires habituelles de la liposuccion (lipoaspiration) des mollets ?
Quelles sont les risques de la liposuccion (lipoaspiration) des mollets ?
Il existe trois causes classiques à ces mollets trop "forts":
une musculature très développée, avec des muscles longs qui descendent bas vers les chevilles : dans ces conditions, il n'existe aucune possibilité d'affiner les mollets, hormis des exercices musculaires dont le résultat reste toujours insuffisant pour les patients.
Une surcharge graisseuse au niveau des mollets, et bien souvent des chevilles. Dans ce cas, la lipoaspiration (liposuccion) est une excellente technique qui donne de très bons résultats.
un oedème chronique des jambes. Cet oedème s'accompagne bien souvent d'une sensation de jambes lourdes. Il est soit d'origine veineuse en rapport avec une insuffisance veineuse, ou d'origine lymphatique (lymphoedème). Dans tous les cas, ce type d'oedème est avant tout accessible à des traitements médicaux tels que des veinotoniques ou des drainages lymphatiques.

Nous avons vu qu'il existe trois grandes causes d'hypertrophie des mollets.
Les patients qui peuvent bénéficier d'une lipoaspiration doivent présenter un excès de graisse au niveau des mollets, confirmé par l'examen clinique d'un chirurgien plasticien
Les patients qui peuvent bénéficier de la liposuccion des mollets, présentent des mollets trop volumineux. Les mollets ne sont pas assez dessinés. Cette aspect lourd du mollet s'accompagne souvent d'une cheville épaisse. Cet aspect du mollet se voit souvent chez des femmes minces. Il est constitutionnel et les régimes ne permettent pas de les améliorer.
Au moindre doute avec une cause veineuse ou lymphatique, le chirurgien n'hésitera pas à prendre l'avis d'autres spécialistes pour gérer ces problèmes.
Oui, la lipoaspiration des mollets présente des particularités par rapport à la lipoaspiration du reste du corps:
il est impératif de recevoir des injections d'anticiagulants durant les 15 jours postopératoires
le résultat est plus long à apparaître, du fait d'un oedème post-opératoires souvent long à disparaître. Ainsi, le résultat définitif se voit rarement avant 6 mois.
L'intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie générale. Une rachi-anesthésie est possible, qui consiste à avoir les membres inférieurs endormis tout en étant éveillé. Ce choix est fait entre le patient, le chirurgien et l'anesthésiste.
Une anesthésie locale est rarement possible, sauf en cas de petites surfaces à traiter.
L'intervention consiste à introduire par de petites incisions des canules de calibre variable, qui vont aspirer l'excès de graisse, en créant des tunnels.
L'interventionau niveau des mollets et des chevilles dure entre 1h30 et 2h00 .
Non. La liposuccion (lipoaspiration) est un acte de chirurgie esthétique pure, donc non remboursé par la sécurité sociale.
Elle ne peut être remboursée que dans le cas de pathologies, répondant à l'intitulé de la sécurité sociale : "Lipoaspiration de l’abdomen pour maladie de Launois-Bensaude, lypodystrophie sévère iatrogène".
Liste des actes pris en charge par la sécurité sociale
• 2 consultations de chirurgie plastique espacées de minimum 15 jours sont obligatoires, au cours desquelles sont toujours réalisées des photographies médicales.
• Selon la localisation aspirée, un vêtement compressif vous sera prescrit systématiquement : le lipopanty
• Arrêt strict du tabac 2 mois avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
• Aucun drainage n'est posé. Le vêtement compressif en tissu élastique, que vous aurez acheté
avant l’intervention, est porté dès la fin de l'intervention et doit être conservé jour et nuit pendant 1 mois et demi.
• La sortie est possible le soir même, ou le lendemain en cas de liposuccion (lipoaspiration) très étendue.
• Lorsqu'ils ne sont pas résorbables, les fils sont retirés entre 1 et 3 semaines après
l’intervention.
• La première douche est autorisée le lendemain ou le surlendemain de l'intervention.
• De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers
mois qui suivent l’intervention :
• Un oedème (gonflement) des régions aspirées. D'importance variable, il peut être asymétrique. D'importance maximum vers le 7ème jour, il persiste pendant environ 3 mois. Cela explique que le résultat final de la lipoaspiration ne peut pas être apprécié avant 3 mois.
• Des ecchymoses ("bleus"), souvent asymétriques. Elles persistent pendant quelques semaines, et au moins 15 à 21 jours.
• Des douleurs des zones aspirées, à type de contusion, sont fréquentes. Elles sont bien soulagées par les traitements antalgiques simples. Il est rare que ces douleurs persistent plusieurs semaines.
• Des troubles sensitifs, une sensation d'engourdissement peuvent exister et
persister pendant plusieurs mois au niveau des zones aspirées.
• La période d'nterruption professionnelle est de 5 à 15 jours selon l'étendue de la lipoaspiration. Aucun arrêt de travial ne pourra être fait, l'intervention n'étant pas prise en charge par la sécurité sociale.
• L'arrêt des activités sportives est de 2 mois environ.
• Le résultat définitif ne s’observe pas avant 3 à 6 mois, notamment du fait du caractère progressif de la rétraction cutanée, et de la lente disparition de l'oedème. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices. Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention.
Les complications de la liposuccion (lipoaspiration) sont heureusement très rares. Les patients sont dans l'immense majorité des cas très satisfaits du résultat obtenu. Cependant les complications sont non prévisibles, et peuvent survenir même lorsque le chirurgien présente l'ensemble des compétences requises à l'exercice de la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.
COMPLICATIONS GENERALES
Il s'agit des risques liés à l'anesthésie générale, des accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), des hématomes, des infections exceptionnelles.
COMPLICATIONS SPECIFIQUES A LA LIPOSUCCION (LIPOASPIRATION) :
• Modifications de la sensibilité : à type d'engourdissement, d'hypersensibilité, ou
de sensations "bizarres" dans la région opérée, ces modifications sont fréquentes
et disparaissent habituellement, au moins partiellement, avec le temps en plusieurs
mois.
• Corrections insuffisantes et/ou asymétries, qui peuvent parfois nécessiter des
retouches chirurgicales sous anesthésie locale ou générale selon les cas.
• Corrections excessives, dépressions, irrégularités de surface, aspect inégal de
bosses et de vagues, relâchement cutané, aggravation du phénomène de "peau
d'orange", qui peuvent être définitives.
• La peau peut ne pas se rétracter harmonieusement et présenter des plis
excédentaires après la lipoaspiration.
• Très à part, les embolies graisseuses, exceptionnelles.
• Subjectivité : L'intervention étant motivée par des raisons esthétiques, les résultats ne
peuvent être appréciés que subjectivement. Il est donc important d'admettre que les résultats
obtenus peuvent ne pas correspondre exactement aux résultats espérés. Seule la consultation peut permettre, par une écoute réciproque attentive, d'éviter ces déceptions.
© Dr Yohann Derhy 2007