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  • GYNECOMASTIE

 

photographies, photos de chirurgie plastique reconstructrice esthetique du docteur yohann derhy

 

 

gynecomastie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QU'EST CE QUE LA GYNECOMASTIE ?

gynécomastie

La gynécomastie correspond à un développement excessif de la glande mammaire de l’homme, créant un excès de poitrine, voire un sein.

Elle peut toucher un seul côté ou les deux, de façon plus ou moins symétrique.

Parfois, il peut s'agir d'une simple surcharge graisseuse sous-cutanée. On parle alors d'ADIPOMASTIE.

Cependant, par abus de langage, toutes ces entités sont regroupées sous l'appellation de gynécomastie, d'autant que bien souvent, la gynécomastie est mixte c'est-à-dire à la fois graisseuse et glandulaire.

 

 

Quelles sont les causes de la gynécomastie ?

La gynécomastie est très fréquente, et le plus souvent aucune cause n'est retrouvée. On parle de gynécomastie idiopathique.

Toutefois, avant de pouvoir l’affirmer, il faut pratiquer un bilan complet, à la recherche d’une éventuelle cause pathologique ou médicamenteuse. Ce bilan doit être réalisé par un médecin endocrinologue. Il comprend un
interrogatoire, un examen clinique, et une prise de sang. Une échographie et/ou une mammographie
sont souvent utiles pour préciser la composante glandulaire et éliminer une tumeur.

Parmi les causes pathologiques, c’est à dire parmi les maladies qui sont susceptibles d’entraîner une gynécomastie, il faut citer :

  • les tumeurs du testicule, de la surrénale, de l’hypophyse, du poumon
  • le syndrome de Klinefelter, caractérisé par l’existence chez un homme d’un, deux, ou trois chromosomes surnuméraires
  • maladies du rein, de la thyroïde, la cirrhose du foie
  • Insuffisances hormonales testiculaires
  • Médicaments : les oestrogènes, la cimetidine (TAGAMET®), la spironolactone (ALDACTONE®, ALDACTAZINE®).

 

Quels sont les traitements de la gynécomastie ?

Il faut toujours réalier un bilan préopératoire et ne pas se precipiter notamment chez l'adolescent. en effet à la puberté la gynecomastie est fréquente liée aux poussées hormonales, et elle rentre bien souvent dans l'ordre spontanément dans les 2 ans.

 

TRAITEMENT DE LA CAUSE

Dans les cas où il existe une cause à la gynécomastie, le traitement est celui de la cause de la gynécomastie. On ne cherche donc pas à enlever l'excès de potrine. Selon la cause, le traitement sera hormonal ou chirurgical (tumeur testiculaire...). Les médicaments engendrant la gynécomastie seront remplacés si possible.

 

TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA GYNECOMASTIE A PROPREMENT PARLER

Si aucune cause n'est retrouvé à la gynécomastie ou si on constate un échec du traitement médical dans les cas où existe une cause, le seul moyen de traiter la gynécomastie est de réaliser l'ablation des tissus en excès : glande mammaire et graisse sous-cutanée.

Il existe 3 types d'intervention :

  1. La lipoaspiration est une méthode qui ne peut être envisagée seule que dans le cas où le contenu
    des seins est constitué uniquement par de la graisse (adipomastie). La peau en excès se rétracte naturellement. Il n'existe que 2 petites cicatrices de moins de 1 cm sur le thorax.

  2. Dans le cas des gynécomasties glandulaires, la glande mammaire, qui est dure, ne peut pas être
    aspirée. Elle ne peut être retirée que chirurgicalement. Tout dépend alors de la taille du sein et de
    l’élasticité de la peau :
    • Lorsque la peau est élastique, et que le sein n’est pas trop gros, ce qui est la majorité des
    cas, toute l’intervention peut être réalisée par une incision courte et discrète autour de l'aréole. Située en
    périphérie de la moitié inférieure de chaque aréole, elle représente un petit demi-cercle.
    • En revanche, lorsqu’il existe un excès important de peau et qu’elle n’est pas élastique, les
    incisions sont horizontales, plus ou moins longues, et autour des aréoles.

  3. dans les formes de gynécomasties mixtes, à la fois graisseuse et glandulaire, on peut combiner la lipoaspiration à l'ablation de la glande, pour avoir un résultat optimal.

gynecomastie voie périaréolaire inférieure

 

 

cas de gynécomastie glandulaire : chirugie de la gynécomastie par voie périaréolaire

 

 

 

 

 

 

 

gynécomastie par lipoaspiration

cas de gynécomastie graisseuse (adipomastie) : chirugie de la gynécomastie par lipoaspiration +/- combinée à une chirurgie directe par voie périaréolaire en cas de résidu glandulaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme toutes les cicatrices, elles sont définitives et indélébiles. Leur aspect peut être rouge et visible pendant plusieurs mois. Totalement imprévisible, leur aspect définitif ne doit pas être jugé avant 1 an. Elles doivent être protégées du soleil pendant 1 an environ.

 

Une prise en charge est-elle possible ?

Oui, à condition de remplir les conditions définies par la sécurité sociale : "intervention réalisée après bilan endocrinien, après la puberté, pour gynécomastie accusée, pouvant poser un problème d'ordre sexuel ou psychologique (en particulier gynécomastie asymétrique, douloureuse, avec distension aréolaire)".

L'appréciation reste donc grandement le fait du chirurgien, qui décidera si les motivations de l'intervention remplissent bien les conditions pour être prise en charge. Le reste des honoraires peut être couvert par la mutuelle.

Liste des actes pris en charge par la sécurité sociale

Quel est le type d'anesthésie ?

L'anesthésie est classiquement une anesthésie générale.

 

Que se passe-t-il AVANT L'INTERVENTION ?

• 2 consultations de chirurgie plastique espacées de minimum 15 jours sont obligatoires, au cours desquelles sont toujours réalisées des photographies médicales.

• Une mammographie pré-opératoire est systématique, ainsi qu'un bilan endocrinen et une échographie testiculaire.

• Un gilet compressif type bolero est prescrit.

• Arrêt strict du tabac 2 mois avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.

 

Quelles sont les suites opératoires habituelles ?


• Un drainage aspiratif (redons) ainsi qu’un pansement compressif sont mis à la fin de l’intervention. En cas de lipoaspiration, aucun drainage n'est posé.
• La durée de l’hospitalisation est habituellement de 1 à 2 jours.
• Les drains n’empêchent pas la sortie si elle est possible
• La douleur postopératoire est habituellement minime. Dans tous les cas, elle est facilement contrôlée par les médicaments antalgiques usuels.
• Un vêtement compressif (boléro) doit être porté en permanence pendant un ou deux mois. Il a pour but d'appliquer la peau décollée sur son sous-sol.
• Les fils sont retirés le 10ème jour après l'intervention.
• L'arrêt de travail prescrit est habituellement de 5 à 10 jours.
• Le sport, les mouvements violents, le port de charges lourdes, sont interdits pendant un à deux mois.

Le résultat définitif ne s’observe pas avant 6 mois à 1 an, notamment du fait du caractère progressif de la rétraction cutanée. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices. Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention.


Quels sont les risques de la chirurgie de la gynécomastie ?

Les complications de la chirurgie de la gynécomastie sont heureusement très rares. Les patients sont dans l'immense majorité des cas très satisfaits du résultat obtenu. Cependant les complications sont non prévisibles, et peuvent survenir même lorsque le chirurgien présente l'ensemble des compétences requises à l'exercice de la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.

COMPLICATIONS GENERALES

Il s'agit des risques liés à l'anesthésie générale, des accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), des hématomes, des infections exceptionnelles.

COMPLICATIONS SPECIFIQUES A LA CHIRURGIE DE LA GYNECOMASTIE :

• La nécrose de l’aréole est exceptionnelle.

• Trouble de cicatrisation : Comme pour n’importe quelle cicatrice du corps, l’évolution s’étale sur 6 à 12 mois au moins, avec une phase de rougeur et d’induration initiale de la cicatrice pendant 2 à 3 mois.

• Résultats inesthétiques :

  • Correction insuffisante, avec excès résiduel de graisse sous-cutanée et/ou de peau
  • Aspect concave (« en creux ») de la poitrine, lié à l’épaisseur de la couche graisseuse résiduelle autour du sein qui a été retiré. Une lipoaspiration complémentaire peut être proposée pour l’atténuer
  • Aspect trop creusé de l'aréole par excès de résection à ce niveau : une injection de graisse peut corriger le problème (lipofilling).
  • Aspect plus ou moins fripé de la poitrine, lorsque la peau ne s’est pas rétracté suffisamment ni correctement. Cet aspect ne peut être amélioré qu’au prix d’une cicatrice horizontale plus ou moins longue sur le sein, car il faut retirer la peau en excès

 

 

 

 

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Liens pour encore plus d'informations :

- chirurgie esthetique

- implant mammaire

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